Je n’ai hérité ni d’un réseau, ni d’un nom, mais d’une conviction : rien n’est impossible à qui refuse de renoncer. Mon parcours, construit par le travail, les épreuves et l’engagement, m’a forgée comme avocate et comme élue. J’ai toujours préféré l’action aux postures, avec une seule ambition : servir notre profession. Aujourd’hui, je veux mettre cette expérience, cette indépendance et cette détermination au service de toutes les avocates et de tous les avocats. Ensemble, faisons le choix d’un Barreau plus fort, plus uni et plus humain.
Mes chères Consœurs, mes chers Confrères,
Je suis Clarisse Surin.
Je suis née à Sarcelles. Je suis la première de ma famille à être devenue avocate.
Je n’avais ni réseau, ni carnet d’adresses, ni héritage professionnel. Mais j’avais quelque chose de plus précieux : des parents qui m’ont transmis le goût de l’effort, le sens du travail et la conviction profonde que rien n’est inaccessible à celui ou celle qui refuse de renoncer.
Très tôt, ils disaient : « Cet enfant sera avocat ou magistrat. »
Cette confiance a été ma première force. Je leur dois beaucoup. Je leur dois même l’essentiel.
Alors j’ai avancé. J’ai frappé aux portes. Toutes les portes. Sans jamais attendre qu’elles s’ouvrent seules.
Mon premier stage n’était pas rémunéré. Peu importe. Il m’a appris l’essentiel : la valeur du travail, l’exigence de notre métier et l’importance de notre déontologie, cet ADN qui fait de nous bien plus qu’une profession : une institution au service des libertés.
J’ai ensuite poursuivi mon chemin avec détermination. J’ai travaillé dans des cabinets internationaux et français de premier plan. J’ai réalisé un rêve de jeunesse en intégrant un cabinet américain à New York. Puis, en 2013, j’ai créé mon propre cabinet.
Un cabinet construit à mon image : indépendant, exigeant et profondément humain.
Mon parcours n’a jamais été un long fleuve tranquille.
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai connu les obstacles, les doutes, les remises en question. Mais chaque difficulté a renforcé ma conviction que notre profession est l’une des plus belles qui soient : parce qu’elle protège, parce qu’elle accompagne, parce qu’elle défend.
En août 2016, j’ai perdu mon père à la suite d’une erreur médicale.
Cette épreuve m’a retiré l’un de mes piliers.
Pendant dix ans, ma famille et moi nous sommes battus pour obtenir des réponses. Pendant dix ans, nous avons découvert ce que signifie attendre, espérer, comprendre les rouages parfois complexes de notre système judiciaire et de santé.
J’aurais pu en sortir découragée.
J’en suis sortie plus déterminée encore. Parce que cette épreuve m’a rappelé pourquoi notre métier est indispensable. Parce qu’elle m’a convaincue qu’une institution, aussi essentielle soit-elle, doit toujours avoir le courage de se remettre en question pour mieux servir les citoyens.
Elle a renforcé mon attachement à l’État de droit. Elle a nourri ma volonté de défendre une justice plus lisible, plus accessible et plus efficace.
Je n’ai jamais laissé les épreuves définir qui j’étais.
J’ai choisi qu’elles renforcent ce que je voulais devenir.
C’est cette même détermination qui m’a conduite à m’engager toujours davantage au service de notre profession.
En 2019, vous m’avez élue au Conseil de l’Ordre.
Sans étiquette syndicale. Sans soutien de réseau. Avec une seule ambition : agir.
J’y ai exercé des responsabilités parmi les plus exigeantes de notre institution. J’ai dirigé les commissions déontologiques. J’ai participé à la modernisation de notre Ordre. J’ai exercé les fonctions d’autorité de poursuite auprès du Bâtonnier.
Je suis également fière d’avoir créé l’application « Mon Barreau et Moi », aujourd’hui utilisée par de nombreux confrères et consœurs.
Je suis fière de m’être battue pour préserver la COMHADIS lorsque son avenir était menacé.
Je suis fière, surtout, d’avoir toujours préféré l’action aux postures.
Vous m’avez ensuite élue au Conseil National des Barreaux où j’exerce aujourd’hui la vice-présidence des commissions Prospective et Numérique.
Puis est venue l’élection au bâtonnat.
Il y a deux ans, je me suis présentée devant vous.
Je suis arrivée deuxième.
Pour quelqu’un qui a construit tout son parcours sans raccourci, cela n’avait rien d’une fin de parcours.
Au contraire.
Cette campagne m’a permis de rencontrer des milliers de confrères et de consœurs, de mieux comprendre leurs réalités, leurs attentes et leurs préoccupations.
J’y ai appris beaucoup. J’y ai aussi découvert qu’en matière ordinale, certaines idées considérées comme « secondaires » finissent parfois par devenir des évidences.
Je me souviens encore de cette remarque : « Clarisse, c’est du « care ». Ce n’est pas un sujet de campagne. »
Les faits ont parfois davantage d’humour que les certitudes.
Quelques années plus tard, plusieurs de ces sujets sont devenus des priorités ordinales et nationales.
Cette campagne ne m’a donc pas appris à perdre.
Elle m’a appris à écouter davantage, à convaincre mieux et à préparer l’avenir.
Vous l’avez compris : cette histoire n’est pas seulement la mienne.
C’est celle de la consœur qui tente encore de concilier sa vie de mère et sa vie d’avocate. C’est celle du jeune avocat qui doute de son avenir. C’est celle du collaborateur qui cherche sa place. C’est celle de l’associé qui porte le poids de son cabinet. C’est celle du confrère malmené à l’audience. C’est celle de tous ceux qui aiment profondément cette profession et refusent de la voir s’affaiblir.
Notre profession est diverse.
Et c’est sa force.
Il n’y a pas les jeunes contre les anciens. Il n’y a pas les collaborateurs contre les associés. Il n’y a pas les petites structures contre les grandes. Il n’y a pas les avocats engagés dans les institutions et les autres. Il y a une seule profession.
La nôtre.
Une profession riche de ses différences, forte de sa diversité et unie par les mêmes valeurs.
Je me présente pour être votre Bâtonnier.
Pour défendre toutes les avocates et tous les avocats.
Pour vous défendre TOUS.
Parce qu’un Bâtonnier ne représente pas une catégorie d’avocats.
Il représente tous les avocats.
Je suis la fille de parents qui m’ont appris à ne jamais baisser les bras.
Je suis une avocate qui a construit son parcours sans privilège ni raccourci.
Je suis une femme qui a connu les épreuves sans jamais céder à la résignation.
Je suis une élue ordinale qui a toujours préféré l’action aux postures.
Aujourd’hui, je veux mettre cette énergie, cette expérience et cette détermination au service d’une seule cause : notre profession.
Toute notre profession.
Avec indépendance. Avec courage. Avec humanité.
Parce que l’humanité n’est pas l’opposé de la performance Elle en est la condition.
Faisons ce choix
Je n’ai jamais cru aux postures.
J’ai toujours cru à l’action.
Notre profession traverse une transformation profonde. L’intelligence artificielle, les mutations économiques, les nouvelles attentes des justiciables et l’évolution de nos modes d’exercice redessinent notre avenir.
Nous pouvons regarder ces changements avec inquiétude. Ou décider de les transformer en opportunités.
Je fais ce second choix.
Parce que notre profession a toujours su évoluer sans jamais renoncer à ce qui fait sa force : son indépendance, son serment et son humanité.
Je veux un Barreau :
Qui protège davantage. Qui accompagne mieux. Qui prépare l’avenir. Qui rassemble.
Parce qu’il n’y a pas plusieurs professions.
Il n’y en a qu’une : La nôtre.
C’est cette ambition qui guide les quatre engagements de ma mandature.
I — PROTÉGER NOTRE SERMENT
Notre déontologie est notre force.
Elle nous distingue. Elle nous oblige. Elle nous protège.
À l’heure où les frontières du droit évoluent, je veux un Ordre qui assume pleinement son rôle de garant de nos valeurs.
Je m’engage à :
• Moderniser notre déontologie face aux enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle.
• Rendre la discipline plus rapide, plus lisible et plus crédible.
• Renforcer les liens entre avocats et magistrats.
• Faire de l’Ordre une institution plus transparente, plus accessible et plus exemplaire.
II — RENFORCER NOTRE ÉCONOMIE
Il n’y a pas de profession indépendante sans cabinets solides.
Je refuse d’opposer les structures.
Je veux donner à chacun les moyens de réussir :
Au cabinet individuel. Au cabinet de proximité. Aux cabinets d’affaires. Aux structures internationales.
Parce que chacun participe à la force de notre Barreau.
Je m’engage à :
• Réduire durablement le coût de notre Ordre grâce à une gestion plus performante.
• Adapter la profession aux nouveaux équilibres économiques et technologiques.
• Créer un véritable fonds de solidarité pour protéger les cabinets et les collaborateurs.
• Accompagner les avocats dans le développement de nouveaux modèles économiques.
• Donner aux cabinets français les moyens d’investir, d’innover et de transmettre.
III — SOUTENIR LES AVOCATS
Derrière chaque robe, il y a :
Un parcours. Des responsabilités. Des doutes parfois. Des combats souvent.
Nous ne pouvons pas défendre les autres si nous ne savons pas protéger les nôtres.
Je veux un Barreau qui accompagne chaque avocat tout au long de sa carrière.
Je m’engage à :
• Mieux protéger les collaborateurs et sécuriser les débuts de carrière.
• Faire de la santé physique et mentale une priorité.
• Simplifier l’accès aux dispositifs de protection sociale.
• Retisser le lien confraternel et renforcer les solidarités.
IV — PRÉPARER L’AVENIR
L’innovation ne doit jamais être subie.
Elle doit être maîtrisée.
L’intelligence artificielle ne remplacera jamais notre discernement.
Mais elle transformera notre manière d’exercer.
Je veux que chaque avocat puisse en faire une force :
Sans renoncer au secret professionnel. Sans renoncer à son indépendance. Sans renoncer à son humanité.
Je m’engage à :
• Déployer une intelligence artificielle souveraine et sécurisée.
• Former tous les avocats aux nouveaux outils.
• Repenser la formation pour préparer les métiers de demain.
• Développer le réflexe avocat dans toute la société.
MA PROMESSE
Je ne vous promets pas une mandature de commentaires.
Je vous propose une mandature d’action.
Protéger notre serment.
Renforcer notre profession.
Soutenir tous les avocats.
Préparer l’avenir.
Avec indépendance.
Avec courage.
Avec humanité
Avocate depuis plus de 15 ans au Barreau de Paris, Clarisse Surin a construit une carrière fondée sur l'exigence, la conviction et l'engagement au service de ses confrères. Spécialisée en droit des affaires et droit social, elle a exercé au sein de grands cabinets parisiens avant de fonder sa propre structure.
Engagée depuis longtemps dans la vie ordinale, elle a siégé au sein de plusieurs commissions du Barreau et s'est imposée comme une voix forte pour l'indépendance et la modernisation de la profession.
Candidate au Bâtonnat de Paris, elle porte un projet collectif et ambitieux articulé autour de quatre axes : Serment, Économie, Humain et Innovation.
Une présence constante dans la vie du Barreau depuis 10 ans.
Défendre la profession face aux pressions extérieures.
À l'écoute de tous les avocats, des grands cabinets aux solo.
Préparer le Barreau aux défis du XXIe siècle.
| 2008 | Prestation de serment · Barreau de Paris |
| 2010 | Associée · Cabinet spécialisé droit des affaires et droit social |
| 2016 | Membre de la Commission Accès au Droit · Ordre des avocats de Paris |
| 2019 | Fondatrice · Cabinet Surin Avocats |
| 2024 | Membre du Conseil de l'Ordre · Barreau de Paris |
| 2026 | Candidate au Bâtonnat de Paris · Vote Décembre 2026 |
Derrière Clarisse Surin, une équipe de confrères passionnés, issus de tous les horizons du Barreau de Paris. Ensemble, ils portent un projet commun : défendre notre profession avec exigence et bâtir un Barreau plus fort.
Avocate depuis 15 ans, spécialiste en droit des affaires et droit social. Elle porte le projet « Ne plus subir. Agir ! » pour un Barreau indépendant, moderne et solidaire.
Spécialiste droit social. 12 ans d'expérience en conseil et contentieux employeurs.
Défenseur des libertés fondamentales et de l'indépendance du Barreau.
Pionnière de la LegalTech. Engagée pour la transformation numérique du Barreau.
Fondateur du réseau de mentorat des jeunes avocats du Barreau de Paris.
Engagée pour la diversité, l'inclusion et la prévention des RPS au Barreau.
Experte en PI et droit du numérique. Membre de la commission IA du Barreau.
Spécialiste de l'économie des cabinets et du financement de l'accès au droit.
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